(En fin de page, une histoire entière à lire)
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Poupeline et le mystère des oeufs perdus
Tout allait pour le mieux dans la petite ferme où vivait Poupeline. Il faisait beau et les habitants de la basse-cour étaient tous très gentils.
Mais voilà qu'un beau jour, les oeufs que pondait Poupeline commencèrent à disparaître l'un après l'autre.
Pourtant, personne n'entrait jamais dans le poulailler. Et malgré la vigilance de ses amis, les oeufs continuaient de disparaître.
Alors, la jolie Poupeline imagina un astucieux stratagème pour découvrir ce qui se passait et retrouver ses oeufs perdus.
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Age : compréhensible dès 3 ans, lisible seul dès 7 ans.
Format : 10,5 X 21 cm. 16 p.
Prix : 3,00 euros. (+ 2 euros de port si envoi par courrier)
ISBN (pour les libraires) : 978-2-911787-33-1
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Livre numérique.
Disponible aussi sous forme de livre numérique (Flipbook) à feuilleter par ce lien
Ce sont des livres virtuels que l'on feuillettent comme de vrais livres.
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Autre histoire.
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Animalance
Origine du nom : contraction de « Animal » et de « espérance ». Publié en 1999.
Sujet : petit recueil de deux contes animaliers dont le plus petit est disponible entièrement à la lecture en fin de cette page.
(A la lisière entre le monde des hommes et celui des animaux, la sauvagerie semble régner en maître.
Mais il arrive parfois que cette brutalité s'estompe et laisse place à d'autres échanges, d'autres émotions... en d'autres mots, qu'elle laisse place à l'espérance.)
Age : 11 ans.
Niveau de langue : assez soutenu. Il faut savoir bien lire.
Format : (original) 10,5 x 29 cm. 24 p.
Prix : 3,50 euros.
Présentation de la première histoire
Le Prédateur.
Sous les forêts d'Europe, le loup est connu pour être sanguinaire. Plus encore durant les dures journées d'hiver quand la famine le tenaille. Aussi, lorsqu'une forme brune et souple se mit à gronder et à tourner autour d'un jeune paysan, il blêmit devant la taille gigantesque de son assaillant. Mais comment venir à bout d'un loup aussi vif et aussi acharné ?
©Patrick HUET 1999
Reproduction interdite sauf accord écrit de l'auteur.
Les courtes citations sont permises.
Début de l'histoire
Un éclair métallique fulgura dans le matin gris sombre comme la hache s'abattait brutalement. La bûche en équilibre sur le billot de bois se fendit net ; dans la cour une déflagration sèche retentit de part en part, bientôt étouffée par l'épais tapis de neige.
S'appuyant sur le manche de sa cognée, un homme vêtu d'une paire de braies et d'une tunique élimée passa une main rêche sur son front. Un monceau de bûches éclatées s'amoncelait à ses côtés. Depuis une demi-heure, il n'avait pas ménagé sa peine, frappant sans relâche jusqu'à fatiguer son bras pourtant robuste.
Une maigre mais si douce chaumière.
Son regard caressa la petite chaumière sur sa gauche. Ce n'était rien qu'une misérable cahute, mais c'était sa demeure, son foyer, que réchauffait la plus adorable des épouses.
Son visage rude de paysan, bruni par les intempéries, s'adoucit un moment en songeant à celle qui partageait sa vie depuis une saison déjà.
Une vigueur nouvelle se répandit en lui ; Perrine ne devait pas avoir froid ! Il se pencha vers le tas de bûches encore intactes et s'arrêta subitement.
Une forme animale.
Là-bas, à vingt pas sur sa droite, une forme brune et souple venait de surgir. Une forme animale dont les yeux de prédateur lançaient des éclats fauves. Les mâchoires à demi ouvertes découvraient des crocs luisants.
Une onde de peur s'écoula le long son dos, une sueur glacée le transperça. Le loup qui lui faisait face était le plus grand qu'il n'eut jamais vu, et le plus impressionnant. Ses yeux le brûlaient comme un feu de braises.
Une lueur sauvage traversa les prunelles de l'animal ; un grognement sourd monta de sa gorge comme il avançait, l'échine courbée, les muscles bandés, prêt à bondir. Et l'homme à la tignasse brune et au masque livide ne bougeait pas, frappé de stupeur.
Le grondement devint fureur, les mâchoires claquèrent. Ils réveillèrent le paysan. Criant de terreur, il se dressa brusquement, la cognée décrivant des arcs de cercle meurtriers.
Deuxième assaut du loup.
En deux bonds, le loup se mit hors de portée des coups mais il ne fuyait pas. Il dardait ses yeux brûlants sur l'homme affolé, au geste maladroit mais à l'arme acérée. De nouveau, il gronda. Les pattes ramassées, il rampait presque dans la neige en s'approchant de l'homme.
La hache volta une nouvelle fois dans les airs dessinant des courbes tranchantes et agressives. Et le loup recula de quelques pas. Le dernier saut l'avait mené à proximité de la forêt qui cernait la chaumière sur trois côtés. Toutefois, la bête ne s'y engagea pas. Elle dévisageait toujours son adversaire, sans crainte, sûre de la souplesse et de la puissance de son corps.
Un tel acharnement ébranla le paysan. A reculons, il regagna son logis sans quitter du regard le loup nerveux qui s'était remis à gronder.
"Perrine ! cria-t-il en refermant la porte. Un démon de loup fait le siège de notre demeure ! Perrine ? Oh ? Ma mie ?"
Perrine, seule et désarmée.
Sa voix résonna dans la chaumière, mais seul l'écho de ses paroles lui répondit. Dans le coffre de bois manquait une houppelande. Un panier d'osier habituellement près de l'âtre avait disparu également. Un cri s'étrangla dans sa gorge. Perrine était sortie cueillir des simples pour confectionner des tisanes ainsi qu'elle en avait exprimé le désir la veille.
Sans doute se promenait-elle à cinq minutes de son toit, insouciante sous le couvert des arbres, s'inclinant vers tel ou tel arbuste, repoussant la neige pour mieux arracher une plante de "bonne fame".
Et le loup qui attendait toujours, là-bas, à l'orée du bois, la peau de ses flancs battant ses côtes, promenant son regard affamé sur la cour découverte, à la recherche d'une proie.
Sa présence était un danger et son départ tout autant ! Que son chemin croisât celui de sa femme seule et sans défense et...
" Perriiine !!! " hurla le paysan
Il sortit en coup de vent, l'esprit hagard, le visage torturé. Perrine, la lumière de ses jours ; Perrine dont le plus grand désir encore insatisfait était d'élever un enfant ; Perrine, sa Perrine... sous les crocs du loup ; sa vie et ses rêves brisés à tout jamais !
Frapper vite avant qu'il nel'attaque.
" Démon ! Fils de l'Enfer ! Tu ne l'auras pas. Je démolirai ta carcasse ! "
Le corps vif, l'animal frémissait sur ses pattes. Le feu de ses prunelles frappa le paysan. Mais cette fois-ci, sa peur s'était transformée en colère. Il chargeait comme un dément, brandissant sa cognée avec une légèreté inattendue. Son regard fou ne voyait que le loup et la lame de sa hache qui en broyait le crâne, les os, les crocs.
Refusant le combat, le loup rompit, esquiva le coup et s'élança dans la forêt. Il bondit à sa poursuite, s'apprêtant à courir jusqu'à en perdre haleine pour le rattraper.
Il n'eut pas à se dépenser autant. Le loup l'épiait sous la ramure d'un chêne effeuillé aux longues branches incurvées. Les prunelles fauves le guettaient, l'étudiaient, scrutaient chacun de ses gestes, le moindre signe de faiblesse.
Pas de seconde chance.
La figure sévère du paysan se contracta. Sous les arbres, la musculature du loup était encore plus flagrante que dans un espace dégagé. Il devrait frapper vite et juste ; il n'y aurait pas de seconde chance !
Rafraîchi par cette constatation, il s'avança prudemment, la hache levée. Encore une fois, le loup se déroba, s'enfonçant de dix pas dans la forêt, mais le flamboiement de ses prunelles toujours rivé sur l'homme.
Le même épisode se renouvela une fois, deux fois...
" Tu te joues de moi, démon ! éructa en sourdine le paysan, le souffle court et les joues enflammées. Tu veux m'avoir à l'usure, c'est cela, hein ? "
Depuis quinze minutes, il galopait derrière le loup. Viendra le moment où la fatigue rendrait ses gestes imprécis et le laisserait vulnérable. Cet instant n'était pas loin, il le savait et l'animal également, alors le loup attaquerait et lui...
La sagesse eut voulu qu'il rebroussât chemin, mais la pensée de sa femme quelque part dans la forêt lui en ôta le désir.
Un corps chaud dans la neige.
Soudain, le loup bondit dans un taillis, si vite qu'il en perçut à peine le déplacement. Un faible cri s'y éleva aussitôt, un cri aigu, assourdi par la neige et les fourrés mais un cri humain.
" Perrine !! " rugit le paysan.
Sans aucune précaution, il se précipita dans le taillis, prêt à se battre dans un corps à corps sanglant avec le loup. Au centre des broussailles, un espace dénudé, une forme allongée dans une toile rugueuse. Le paysan en resta pétrifié, les yeux égarés, les bras ballants.
Alors, sans rien dire, sans même comprendre ce qu'il faisait, il s'agenouilla dans la neige et referma ses bras sur le tissu gris. Le corps était encore chaud ; il en sentit la tiédeur à travers les pièces de toile.
Un vagissement le surprit. Il écarta un voile. Le visage poupin d'un nouveau-né clignota dans la lumière. Il serra contre lui le bébé abandonné, doucement, de peur de le meurtrir.
Une forme brune et souple se profila juste à la limite de son champ de vision. Un animal de grande taille aux yeux de braise et à l'éclat sauvage, mais les yeux d'une mère que suivaient trois petits louveteaux pareils à des boules de poils ébouriffés.
Fin de la première histoire.